2013. Alors que la Terre ne compte même plus un milliard d’individus, la faute à diverses catastrophes naturelles, famines, guerres et autres épidémies, une invasion de démons menace d’exterminer les derniers survivants de l’humanité.
- Développeur : Cavia
- Éditeur : Atari
- Genre : Action
- Xbox Live : Non
- La liste des succès à débloquer : 14 succès
Mais ce serait sans compter sur l’apparition de la superbe héroïne du jeu, Alicia, sorcière tout de noir vêtue aux pouvoirs démoniaques et aux capacités de combat hors-normes, et dont la ferme intention n’est autre que de stopper à la source les envahisseurs des ténèbres.
Alicia au pays des Merveilles
Vous l’avez compris, c’est par la force que la jolie demoiselle compte régler la question. A l’aide de son Gunrod, sorte de croisement entre une énorme arme à feu et un balai (vous avez bien lu), et servant tour à tour de mitraillette, gatling, snipper ou même de fusil à pompe, c’est par centaines que les démons tomberont sous vos balles. Mais ce n’est pas tout puisqu’ Alicia dispose également d’une petite dizaine de pouvoirs pour l’aider à se défaire de ses ennemis, allant du simple sortilège de protection à la tornade dévastatrice. Alléchant sur le papier, Bullet Witch l’est nettement moins manette en main, une fois les dix premières minutes de jeu passées. Le soft accumule une véritable foule de lacunes en tout genre et empêche finalement le joueur de jouer dans des conditions convenables.
Le gameplay insipide en est le principal responsable. Se résumant à aligner des ennemis peu variés mais surtout pas très malin, avec en prime une précision digne d’une estimation météo à plus de 15 jours (il n’y a tout simplement pas de localisation de dégâts), un système d’appel de pouvoirs véritablement confus, et un level design catastrophique, difficile d’éprouver un quelconque plaisir en jouant à Bullet Witch. Le jeu reste très linéaire et oblige même à de nombreux aller-retour, recyclage d’environnement oblige. Qui plus est, quasiment aucune indication ne vous dirige vers votre prochain objectif, qui consiste en fait à vous rendre simplement d’un point A à un point B tout en défouraillant à tout va. On a déjà vu mieux…
Seul point positif du système de jeu, des compétences à améliorer ou des pouvoirs supplémentaires à débloquer, grâce à des points de compétences, distribués en fin de niveau selon votre performance. Cependant, on reste très loin d’un système aussi complet et intéressant que celui d’un Devil May Cry…
La Belle et la Bête
Mais la descente aux enfers ne s’arrête pas là. Côté technique, c’est encore pire. Des environnements vides, des graphismes de la génération de console précédente, un affreux clipping, de la brume pour masquer une distance d’affichage défaillante, et pour finir un frame rate calqué sur celle de WoW juste avant un crash-serveur. Seule la modélisation d’Alicia est en définitive correcte, mais même avec ses airs de top modèle version gothique, on reste à des années lumières des standards actuels de la Xbox 360.
Au niveau sonore, le constat est un poil meilleur avec de très bonnes musiques, mais qui contrastent avec les doublures de voix US franchement craignos. Le scénario, pourtant pas spécialement à l’Ouest, a clairement du mal à s’imposer à cause de Cut-scènes trop molles, et généralement présentent uniquement pour le strict minimum. Clairement dommage puisque dans les faits, le charisme naturel de la belle Alicia est très peu utilisé, alors que c’était là le principal atout d’un scénario finalement mal employé.
Pour couronner le tout, il faudra compter entre quatre et cinq petites heures pour terminer le jeu, et à 60 € la galette, on est vraiment pas loin du scandale. Bullet Witch joue la carte du replay-value avec ses upgrades d’armes et de capacités, mais avec aussi peu de variété dans le gameplay, une demi-douzaine d’ennemis différents seulement pour un unique boss, Cavia aurait peut-être (certainement ?) dû tirer une autre carte… Après l’ouragan Lost Planet, il aurait fallu décidément plus qu’une robe noire fendue et un joli minois à Alicia pour s’imposer dans les chaumières.

- La prestance d’Alicia
- Les musiques

- Gameplay ennuyeux et imprécis
- Techniquement misérable
- Durée de vie apéritif
- Hyper-répétitif
- Pas de localisation des dégats
Verdict de la communauté : vous avez la possibilité de noter ce jeu
[ratings]
Indigne d’un jeu Xbox 360, Bullet Witch impose son ennui dès les premières heures de jeu, qui seront aussi les dernières, la faute à une durée de vie rachitique. Techniquement lamentable, disposant d’un gameplay désolant et d’un scénario en retrait, le constat est là : la sublime Alicia ne suffit pas à elle seule à relever un tableau catastrophique. De là à faire une analogie douteuse et machiste sur le bon emploi d’un balai par la gente féminine, il n’y a qu’un pas à franchir…








mai 11th, 2007 @ 15:12
LE jeu qui m’a fait mourir de rire au Micromania Game Show…
mai 11th, 2007 @ 16:41
Bah moi je pige un peu mieux pourquoi le jeu s’etait vautré dans les charts au Japon ^^