Enfin ! Avec une bonne année de retard, le premier M.O.O.R (Massively Open Online Racing) de l’histoire du jeu vidéo arrive enfin sur la Xbox 360. Mais, après les déceptions des précédents opus, à savoir « Off-Road Wide Open », « Overdrive », et plus récemment « Driven to Destruction », la prudence reste de mise.
- Développeur : Eden Games
- Éditeur : Atari
- Genre : Courses
- Xbox Live : Oui (massivement multijoueur)
Et ce n’est pas non plus les récentes difficultés financières d’Atari et les rumeurs de rachat de licence qui promettent la sortie d’un chef-d’œuvre. Mais les français d’Eden Games ont de la ressource et nous livrent finalement un soft très original, en tout cas définitivement différent d’un jeu de course traditionnel. Explications …
Welcome to Oahu !
Au lancement du jeu, on en arrive même à se demander si l’on joue bien à un jeu de voiture. Ce sera uniquement après avoir choisi votre personnage, prit l’avion pour Hawaï, et visité l’agence immobilière du coin pour acquérir son chez-soi que vous pourrez aller acheter votre première voiture. Voila qui vous plonge directement dans l’ambiance très chic de ce Test Drive. Une ambiance de confort absolu, renforcé par la présence des bolides les plus chers et prestigieux de la planète, avec des marques comme Mercedes, McLaren, Maserati, Aston Martin, Ferrari, Lamborghini, Jaguar, TVR, Dodge et bien d’autres …
Une fois votre premier achat effectué, la totalité de l’île vous est directement accessible. Aidé par votre fidèle allié du XXIème siècle, appelé GPS, libre à vous de faire de petites ballades pour explorer un peu l’île, de vous rendre chez les concessionnaires pour essayer, voir même acheter une voiture, ou encore de faire divers challenges ou courses afin de gagner un peu d’argent. Cette incroyable sensation de liberté est vraiment la grande force de TDU. Les seules restrictions se situent aux niveaux des classes de voitures à utiliser lors de certaines épreuves, et le fait qu’il faudra progresser un peu dans le jeu pour en débloquer d’autres. Mais à vrai dire, le nombres d’épreuves est tellement énorme (plus de 250) que vous n’aurez jamais la sensation d’être véritablement obligé de faire quoi que ce soit.
Qui plus est, faire le tour de l’île en longeant les côtes représentent environ 200km, sans parler de toutes les routes accessibles de partout et qui traversent l’île de part en part. Au total, c’est près de 1600Km de routes différentes qu’il vous faudra parcourir pour obtenir le précieux succès récompensant l’exploration complète de Oahu.
Même si les épreuves restent classiques dans leurs formes, elles vous occuperont la plupart du temps, vous permettant de gonfler votre compte en banque de manière drastique. Et il y a de quoi faire, entre les courses, les contre la montre, épreuves radar, et autres éliminators… Sans parler des nombreuses missions annexes qu’il faudra découvrir un peu partout, et où vous devrez par exemple amener des véhicules de particuliers à la révision, aider de pauvres auto-stoppeurs et autres golden boy carrément à la bourre ou de jolies demoiselles trop fatiguées pour marcher, ou même encore jouer au livreur de luxe.
Au fur et à mesure de votre progression, votre collection personnelle de véhicules augmentera considérablement, et il faudra rapidement penser à l’achat de résidences secondaires permettant de ranger vos possessions bien à l’abri dans les garages livrés avec. Avec un total de plus de 100 bolides différents, on comprend mieux l’importance de ces multipropriétés !
Beau comme un camion
C’est aussi grâce à ses graphismes que TDU parvient à maintenir l’immersion. L’île d’Oahu est énorme, variée, et plutôt jolie dans l’ensemble. Le jeu offre une très bonne profondeur de champ, et le clipping est aux abonnés absents. La modélisation des voitures est plutôt bien rendue, et surtout extrêmement détaillée, notamment en ce qui concerne l’habitacle, où le degré de réalisme est d’un niveau encore rarement atteint. La framerate est excellente, le jeu très fluide, même si on regrettera juste l’utilisation un peu abusive du blur à haute vitesse. Le seul souci reste cette sensation de » vide » qui se dégage de l’ensemble. Aucun piéton, un trafic loin d’être dense même en centre-ville, peu de villes pour énormément d’autoroutes… On aurait aimé voir Oahu plus animée et surtout plus imprévisible.
Au niveau sonore, le constat est également positif. Les moteurs vrombissent bien comme il faut et ont leurs sonorités propres, que ce soit en vue cockpit ou en vue extérieure. Différentes stations de radio sont proposées, que vous remplacerez probablement rapidement par des bandes son personnalisées, à l’aide de la musique stockée dans votre disque dur. A noter qu’avec cette utilisation, l’affichage de la radio est alors remplacé par des informations (comme le nom de l’artiste et de la chanson) de la musique que vous venez de sélectionner. Bien vu et plutôt classe !
I’m unbreakable Dude !
Concernant le gameplay, les développeurs ont choisi d’adopter un style de conduite très arcade, pour une prise en main facile et rapide. Assez efficace au départ, ce choix devient un peu plus malheureux par la suite. Avec les véhicules très rapides, les pertes d’adhérences exagérées et surtout la direction imprécise rendent le gameplay beaucoup moins jouissif. Et après quelques heures de jeu, les défauts de TDU sautent rapidement à la figure. A commencer par l’absence de dégâts. C’est un pan entier de cette sensation de réalisme entr’aperçu qui s’enfuit à toutes jambes pour ne jamais plus revenir. Rentrer dans un mur ou une autre voiture à plus de 250 Km/h ne vous pénalisera pas plus que par la perte de quelques secondes.
Pour vous empêcher de trop jouer les autos tamponneuses, la police veille au grain en ce qui concerne votre comportement. Enfin façon de parler ! N’étant pas trop zélée, il n’y a qu’en cas de collisions avec d’autres voitures que vous serez sanctionné. Ainsi, doubler la maréchaussée avec une vitesse proche de l’indécence, griller un feu rouge, traverser deux lignes blanches consécutives ou rouler à contresens leur paraîtra tout à fait normal. On a déjà vu plus efficace… Un système d’insigne à six rangs se remplit à chaque nouvel accrochage ou chatouillage de pare-chocs, et bien que la police lâchera l’affaire au bout d’un certain temps, celle-ci vous mènera la vie dure assez rapidement à partir du 3ème rang. Si vous êtes immobilisé ou si vous atteignez le 6ème rang, vous aurez alors une amende dont le montant dépendra des dégâts causés.
On regrettera également l’IA ultra basique des autres automobilistes. Hormis le fait qu’ils s’arrêtent aux feux et aux stop, leur comportement est complètement aléatoire et serait éliminatoire lors du passage du permis de conduire. Doublant lentement mais sûrement par la droite, changeant de file à tout va et n’importe comment, vous apprendrez rapidement à vous en méfiez comme la peste.
Aussi, on a du mal à croire qu’il fait toujours beau sur Oahu. Des conditions météo diverses et un cycle jour/nuit aurait été vraiment adaptés à TDU, et ils sont pourtant bel et bien absents. On se plaît rapidement à imaginer ce qui manque dans le jeu. Des révisions ou vidanges, des réparations, des stations essences, des chemins off road… La liste est longue et c’est simplement en jouant qu’on y pense. Manque de temps, de moyens pour Eden ? Probablement les deux, et même si on peut comprendre la cohue qu’a été le lancement du jeu, ça n’efface en rien la déception causée par ces absences …
Le tuning est également décevant. Se limitant à certaines voitures, vous aurez la possibilité d’ajuster les performances de votre bolide à l’aide de 3 packs d’améliorations au maximum. Un peu léger en comparaison d’un Forza ou d’un NFS. A noter qu’une fois toute les concessions automobiles découvertes, vous aurez la possibilité de conduire des motos. Cependant, les transferts de masses étant très mal gérés, ce n’est en définitive plus anecdotique qu’autre chose, malgré la présence de grandes marques comme Ducati ou Kawasaki parmi la dizaine de véhicules disponibles.
Un M.O.O.R sinon rien
Reste l’aspect M.O.O.R du jeu, qui change un peu la donne en rajoutant énormément de plaisir au jeu. En jouant connecté, vous avez en effet la possibilité de voir et de parler aux autres joueurs réels proche de vous, dans un rayon de 2 Km. Mais les possibilités ne s’arrêtent pas là et sont nombreuses. Vous pouvez faire du free ride en groupe, des défis immédiats à l’aide d’appels de phares, organiser des courses online, des réunions dans un drive in, créer un club automobile, faire des parties classées… Toutes les récompenses multi sont valable pour le solo et inversement. En définitive, si vous jouer connecté, le solo devient du online, tout simplement. Un excellent principe, qui souffre tout de même néanmoins des mêmes défauts qu’en solo. Ceci dit, l’expérience étant inédite et surtout amusante, on en conviendra beaucoup plus vite.
Un autre aspect satisfaisant du jeu reste la durée de vie. Même si les dernières épreuves finissent par se répéter inlassablement, il vous faudra une bonne cinquantaine d’heures pour finir le jeu à fond. Néanmoins, la lassitude guette plus rapidement qu’on ne le pense, principalement à cause d’une difficulté enfantine. Il est extrêmement rare de devoir recommencer deux fois la même épreuve si vous disposez d’un véhicule compétitif pour ladite épreuve en question. Pour tous les bons pilotes, le jeu n’offre qu’un challenge très peu relevé et inintéressant en solo et c’est bien dommage. Il m’est arrivé très souvent de finir des épreuves avec plusieurs minutes d’avance …
A vrai dire, la seule difficulté se trouve dans certaines épreuves de contre la montre, disposant de la fameuse jauge de pilotage. Celle-ci démarre pleine, et commence à se vider à chaque passage dans l’herbe ou en cas de collision avec un autre automobiliste. Arrivé à zéro, c’est l’arrêt de l’épreuve, et vous êtes quitte à recommencer. Mais les limites de temps imposées sont tellement exagérées qu’il suffira juste de vous » contrôler » en évitant de rouler à fond, permettant ainsi de réduire considérablement les accros. Pas toujours évident avec l’IA imprévisible, mais largement à la portée de tous. Un défaut tout de même rapidement contré par l’aspect MMO du mode multijoueur.

- Mode Online inédit et intéressant
- Modélisation des véhicules
- Bonne durée de vie
- La sensation de liberté
- Conduite intuitive

- Pas de dégâts
- C’est vide
- IA en dessous de tout
- Manque de réels challenges en solo
Verdict de la communauté : vous avez la possibilité de noter ce jeu
[ratings]
Inaccoutumé, original et nouveau, TDU marque peut-être le point de départ d’un nouveau genre. Malgré ses défauts terriblement frustrant, comme l’absence de dégâts et de conditions climatiques, ou encore l’IA basique, il arrive à imposer au final son authenticité, grâce à la sensation de liberté qu’il procure, à son aspect graphique et surtout aux qualités inédites de son mode online. Associé à sa durée de vie et à sa prise en main immédiate, l’aspect M.O.O.R de Test Drive en fait un des meilleurs jeux de course de la 360, tout simplement.








février 14th, 2007 @ 18:30
ben je voulais dire que si ils avaient mis les degâts dans le jeu il serait sortie en 2009 car il faut que les constructeurs approuvent que la voiture se casse comme ça et pas autrement trop long et trop cher moi ça va bien comme ça si il faut aller réparé sa voiture tous le temps sa prend la tête lol
février 14th, 2007 @ 20:42
Très bon test Ocelot, je reconnais bien là l’expert des jeux de courses … Même si le frangin a dépassé son aîné je crois
Sinon effectivement moi j’avais adoré et joué énormément au jeu, mais à force … IA trop facile, pas de réel challenge, et j’ai fini pas m’ennuyer sur ce jeu, et malheureusement le Live ne m’a pas empêcher de le vendre .. En tout cas bon travail de la part d’EDEN pour un premier jet sur 360, peut être un 2e TDU plus prenant, plus passionnant ?? Enfin avec d’ici là avec l’arrivée d’un Forza 2 et d’un PGR 4, faudra redoubler d’innovations pour s’imposer …
février 15th, 2007 @ 10:19
Les seuls jeux de course que j’aime sont les jeux de rally. J’attendrai donc Sega Rally ou Colin Mc Rae.
Très bon test en tout cas, on sent le gars passionné.